Quelques pierres mal polies de néophyte en archivage électronique ! 4


Stone upon stone upon stone - Andreas photography -

Un grand merci aux tenancières d’Archives Online qui en lançant un défi aux archivoblogueurs francophones me donnent l’occasion de vous proposer le premier article de l’année universitaire – quand on travaille en milieu universitaire, c’est le seul rythme qui compte – après une grande pause bien remplie depuis mon dernier article !

Ma participation au défi aurait sans doute pu tenir sur 1 tweet tant l’archivage électronique est éloigné de mon quotidien d’archiviste ; n’étant pas spécialiste, je vais néanmoins suivre celle qui a ouvert la voie, et proposer ma contribution non sans dévier (qui à dit « c’est de la triche ??? ») pour évoquer ce que la notion d’archivage électronique renvoie à l’aune de mon expérience.

Je me permets d’insister : le domaine est éloigné de mes activités mais non pas de mes préoccupations. C’est d’ailleurs là ma première pierre apportée à la question : selon moi, l’archiviste se doit d’être sensibilisé à la question de l’archivage électronique même si elle n’est pas au cœur de ses activités. Dans de nombreux services, les archivistes gèrent en priorité les archives courantes et intermédiaires… et la question de l’archivage électronique est reportée jusqu’aux calendes grecques faute de moyens techniques et/ou de décisions. Néanmoins il est nécessaire pour tous de nous tenir prêts : en effet, il serait dommageable de louper le coche, et de voir filer l’archivage électronique entre les seules mains – aussi blanches soient-elles – des services informatiques.

Transition parfaite pour annoncer mon deuxième caillou : sur cette question l’archiviste ne pourra pas avancer seul… La collaboration archiviste – informaticiens est indispensable : celle-ci peut s’avérer positive quand elle permet de replacer l’archiviste dans un rôle d’expertise ; mais elle peut devenir difficile en cas  de priorités divergentes, de finalités différentes ou tout simplement d’incompréhensions.

Et BONG… je rebondis et dépose une troisième caillasse : la difficulté pour l’archiviste à faire accepter son rôle dans la question des archives électroniques ou tout simplement à faire comprendre le champ d’action ! Pour ma part, j’ai constaté 2 types de comportement lors des formations à l’archivage -essentiellement tournées vers les archives papier – que j’ai pu mener :

– les personnes qui pensent que les archives électroniques se limitent aux courriers électroniques ; alors même que c’est souvent l’exception qui confirme la règle dans la mesure où de nombreuses structures ont mis en place des boîtes aux lettres électroniques nominatives qui limitent les possibilités d’interventions !

– les personnes qui pensent tendre un piège en sous-entendant que les archives papiers, c’est dépassé et que nos procédures et conseils de gestion sont inadaptés : « Oui, mais MOI je travaille que sur mon ordinateur ! ». Dans ce cas, ma technique repose sur l’exposé rapide du triptyque intégrité – authenticité – pérennité qui en général suffit à calmer les esprits qui se croyaient pourtant malins !

Voilà donc mes 3 galets qui je pense ne ricocheront pas bien loin comparés aux pierres bien affutées qui sont j’espère en préparation !

Pour finir, je soulignerais la participation de quelques archiveilleurs, spécialistes de cette spécialité, et autres professionnels de cette profession qui alimentent le flux de veille des informations indispensables à tout archiviste pour rester informé des évolutions liées à l’archivage électronique.


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