Les Archiveilleurs : retour sur la naissance 1


Merci aux archiveilleurs qui m’ont permis de compléter ce billet.

Si vous êtes archiviste et que vous êtes « connecté », alors les Archiveilleurs n’ont pas dû vous échapper ! On en a parlé un petit peu partout, y compris aux Pays-Bas et en Suisse !

Maintenant que l’outil est en place, il me semble intéressant de revenir sur sa mise en route : car si la légende raconte que les Archiveilleurs sont arrivés avec les cendres du volcan Eyjafjöll, la vérité est tout autre et très 2.0 !

Les prémices des Archiveilleurs se trouvent dans un tweet postprandial – 15h03 à la montre de Twitter pour être précis –  de souslapoussiere qui le 29 septembre 2009 se pose la question de la déclinaison du Bouillon des bibliobsédés pour les archivistes. Et archives_masala de faire part de ses doutes. Un mois plus tard, de nouveaux échanges entre Lullyarchives_masala et souslapoussiere les 26 et 27 octobre 2009 sur Twitter.  Après  quelques échanges privés supplémentaires avec TwiceThinking, cette dernière relance l’idée le 21 décembre !

Loin de me douter de ces réflexions initiales, j’ai pour ma part lancé ce présent blog et sa page Facebook à compter du 3 novembre. Rapidement,  j’ai fait connaissance – virtuellement – avec les membres des blogosphère et twittosphère archivistiques francophones et plus particulièrement souslapoussiere et archives_masala. Je reprend ces pseudos à dessein puisque jusqu’en décembre dernier, c’est sous ces seules appellations que nos échanges ont débuté. Toujours ravi de tester de nouvelles technologies, j’avais répondu favorablement à souslapoussiere qui proposait, via un tweet, des invitations pour Google Wave (le 10 décembre 2009).  Quelques jours plus tard (le 21 décembre), une wave « Un bouillon archivistique ? » est créée par Lully (parrain bibliobsédé et caution technique du projet) : ce fut la première action suite au message de TwiceThinking évoqué plus haut. J’y retrouve alors mes deux nouveaux camarades archivistes qui au passage gagnent une véritable identité : Alexandre Garcia et Pauline Moirez !

Toute la mise en place du projet s’est ensuite déroulée sur Google Wave. Les échanges nombreux ont porté sur le nom du projet (je vous passe les jeux de mots, plus ou moins bons, autour du Bouillon), l’identité visuelle (en trois temps), les supports (flux RSS, Twitter, Facebook…), la sollicitation des premiers veilleurs, la charte éditoriale, les aspects techniques…

Sans le vouloir/savoir , Lully réalise la première version du flux le 31 décembre, fêtant ainsi les 30 ans de la circulaire du réveillon. Pour ma part, mon premier signalement a été effectué le 4 janvier 2010, via Google Reader : il portait sur l’article « Vision, missions, plan stratégique de NARA : chapeau bas aux communicants » publié sur le blog Thinking  Twice. Suite à un dysfonctionnement, je troque Google Reader contre Delicious le 13 janvier. D’ailleurs le 3 février, une wave « Problème technique sur l’Archiveille » est créée pour recenser les problèmes et y remédier. Aujourd’hui  Google Reader et Delicious fonctionnent parfaitement et sont respectivement utilisés par 3 et 6 archiveilleurs (Alexandre utilise les deux outils).

Le 27 janvier, le flux RRS est déposé sur feedburner : il porte encore la trace du premier nom retenu pour les Archiveilleurs ! Dans la foulée, une page Facebook (accès restreint) et un compte Twitter sont créés les 29 et 30 janvier (le premier tweet y apparaît dès le lendemain) . Le 10 février, l’abonnement par courrier électronique est mis en place.

Si au niveau technique, les avancées sont constantes, les débats internes (c’est-à-dire à 4 !) sur le nom à donner au projet ne trouvent leur issue que le 17 février : la proposition les Archiveilleurs est retenue par un « Oui » et deux « +1 »  le 17 février !!

Côté archiveilleurs, en plus des 3 coordinateurs, s’ajoutent Florence Barreto à partir du 25 janvier et  Charlotte Maday le 2 février.  Archinerd nous rejoint le 4 mars,  puis La Tribune des Archives le 6 avril ; finalement ThinkingTwice nous retrouve le 22 avril. Une wave « Archiveille » a d’ailleurs été démarrée le 29 janvier : tous les nouveaux archiveilleurs y sont ajoutés afin d’échanger sur le projet, ou de poser des questions sur le mode d’emploi notamment.

Dernière facette sur laquelle je reviendrai : la communication. La première annonce publique des Archiveilleurs a été réalisée lors de la journée d’études de l’AAF portant sur la formation professionnelle, le 19 mars 2010. Ayant été invités à témoigner de notre expérience des réseaux sociaux, de la veille et des blogs, Alexandre, Pauline et moi avons profité de cette occasion pour présenter le projet, en conclusion de notre intervention. Cependant pour pouvoir se lancer de manière officielle, les Archiveilleurs avaient encore besoin d’un texte de présentation et d’un plan d’action. C’est donc le 20 avril que Pauline lance un ultimatum : la date du 26 avril est retenue pour le lancement officiel. En une semaine, le projet de présentation déposé sur Google Documents, bénéficie du travail collaboratif de chacun. Alexandre ajoute une page dédiée aux Archiveilleurs sur son blog et chacun annonce ses moyens de participer à l’effort de communication. Le Jour-J tous les canaux à notre disposition sont utilisés pour véhiculer notre présence. Le 27 avril, les Archiveilleurs ayant des moyens sans limite, ils font même parler d’eux à l’ECA 2010, rien que ça !

Maintenant que vous savez tout de la naissance des Archiveilleurs, rendez-vous dans quelques jours pour que les premières retombées puissent être évaluées.

Les waves des Archiveilleurs


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