1ère séance. – L’expression de soi par le don et l’écrit 1


Dans ce 3ème billet, de la série consacrée à la journée d’étude Le don : pratique renouvelée des archives privées organisée par les étudiants du Master 2 Histoire et Métiers des archives de l’Université d’Angers et l’AEDAA, vous trouverez le compte rendu de la 1ère séance intitulée « L’expression de soi par le don et l’écrit ».

Quelques remarques liminaires sur la nature des tweets qui vont suivre sont accessibles ici.

Afin de faciliter la lecture de ces traces, j’ai fait le choix  de n’afficher que le contenu des tweets, sous forme de liste, en retirant les éléments de forme (hashtag, horodatage, plateforme, pseudo, image). Néanmoins pour les tweets introduisant les différents intervenants sont affichés dans leur intégralité.

« Ce que donner veut dire », par Laëtitia PIHEL, maîtresse de conférences en sciences de gestion à l’Université de Nantes #jedon11Fri Feb 11 09:27:52 via TweetDeck

  • don s’oppose à l’utilitarisme . porté par des intentions inavouées ? contre-don ?
  • Mauss (2003) « il n’y a pas de milieu : son confier entièrement ou se défier entièrement »
  • ce qui est donné appelle un retour différé dans le temps
  • le don est une relation avec son histoire, ses règles, ses traditions, son contexte
  • l’échange c’est donner, recevoir, rendre. Celui qui ne rend pas est un traitre, un ennemi. le don alimente la dette
  • Le fait de recevoir un don engage un lien social. Ne pas recevoir, c’est prendre !
  • on donne à une institution mais elle est représentée par des individus [qui doivent recevoir]
  • Faire un don c’est faire valoir son identité, son autorité sociale
  • Le don a horreur de l’égalité, on recherche l’inégalité alternée (GODBOUT, 2000)
  • Le bien est ce que l’on voit circuler (partie émergée de l’iceberg) mais le lien est supérieur
  • A travers du bien qui circule, continuité du donateur
  • Dejà Sénèque avant Mauss évoquait ces problématiques de don et contre-don
  • Le donateur agit à partir des 4 éléments : intérêt, désintérêt, obligation, liberté

« Donner sa vie : brouillon d’écrivains, oeuvres d’inconnus » P. Lejeune, pdt de l’asso pr la biographie et patrimoine autobiogrphq #jedon11Fri Feb 11 09:51:32 via TweetDeck

  • L’autographie c’est se donner et non pas donner de soi
  • Les écrits autobiographiques des gens ordinaires sont déconsidérés par les institutions « c’est pas un cadeau »
  • Les archives des écrivains sont souvent des histoires de conflits entre ayant-droits et utilisateurs des manuscrits
  • Quand la matière transmise est soi (ses écrits), le contre-don n’est pas forcément agréable (ex : analyse par un chercheur en psy)
  • Donner à lire son autobiographie, c’est demander à être reconnu, à être aimé : difficile de refuser le texte que l’on vous propose
  • Les institutions archivistiques françaises ne lancent jamais d’appel au don (intervenant)
  • Les dons d’autobiographiques peuvent être fait auprès d’éditeurs, de services d’archives ou de sa propre famille
  • Les éditeurs sont très sélectifs, les srvcs d’archives préfèrent des docs plus anciens, les familles st inquiètent par ces textes
  • Le contre-don au don de l’autobiographie, c’est la lecture. C’est une des missions de l’APA http://bit.ly/hXhS5D
  • 2m3 de journaux intimes d’une adolescentes en cours de dépôt à l’APA

« Donner, perdre, transmettre, [se] raconter, écrire : accueillir une histoire de vie » par A Bernard, MDC en psycho Univ Angers #jedon11Fri Feb 11 10:47:22 via TweetDeck

  • en psychanalyse, notion de don = réciprocité, et créativité
  • le don intervient au moment où la transmission est au coeur du donateur
  • donner des archives, c’est donner de son engagement
  • donner ses archives c’est également se définir par rapport à un groupe

La suite, demain !


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